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CHAVAZ, ALBERT

* 6.12.1907 GENÈVE, † 17.1.1990 SION

Maler, Zeichner und Graveur.

Né à Genève, Albert Chavaz est le fils d’Alphonse Chavaz et Joséphine Perréard, qui tiennent une boulangerie, et l’aîné d’une fratrie de dix enfants. Il fréquente le collège des Frères des écoles chrétiennes de Thonon, puis accomplit un apprentissage de boulanger avant d’entrer, en 1926, à l’École des beaux-arts de Genève où il suit les cours de Fernand Bovy et Philippe Hainard. Il se lie avec les artistes du groupe de l’École des Pâquis (Emilio Maria Beretta, Paul Monnier, Pierre-Barthélemy Pitteloud et Émile Chambon) et se laisse séduire par la personnalité d’Alexandre Cingria. Il fait ses débuts avec Beretta, collaborant avec celui-ci à la réalisation de fresques à Locarno en 1928, puis participe à une première exposition à Genève à l’occasion des Fêtes du Rhône de 1929.

C’est l’époque où il nourrit des sympathies pour les milieux de l’Union nationale de Georges Oltramare et des frères Aeschlimann. Il gagne en 1931 et 1934 le prix Harvey pour le portrait et reçoit en 1933 la Bourse fédérale des beaux-arts qui lui permet d’effectuer un séjour parisien pendant lequel il suit des cours à l’académie de la Grande Chaumière et dans l’atelier d’Othon Friesz. Il est reçu membre de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses (SPSAS) en 1937.

Appelé en Valais en 1934 par Édmond Bille pour collaborer à la décoration de l’église de Fully, Chavaz s’y installe pour ne plus le quitter: à Sion d’abord, puis à Savièse, où il prend pour épouse Julie Luyet, qui lui donne cinq garçons et une fille. Il y construit sa maison familiale, puis un atelier adjacent. La carrière de Chavaz est dès lors valaisanne, ponctuée de fréquents voyages dont il rapporte de nouvelles inspirations pour son œuvre de paysagiste.

En 1963, il est membre fondateur et premier président de l’Association des artistes valaisans (AVA). Affable et travailleur discipliné, il peut compter sur un large cercle d’amis et d’admirateurs. En Valais, il joue bientôt le rôle de l’artiste reconnu et passe pour le père de la modernité: nombreux sont les artistes valaisans de la génération suivante qui le prennent pour maître et modèle. Ayant figuré dans toutes les expositions nationales entre 1931 et 1956, de même que dans la plupart des confrontations nationales de la SPSAS entre 1938 et 1965, il reçoit en 1984 le Prix de consécration de l’État du Valais.

Très présent dans les collections privées de son canton d’adoption, l’artiste est, curieusement, peu ou mal représenté dans les collections publiques. Il convient dès lors de mentionner certaines de ses réalisations valaisannes: vitraux des églises du Levron (1958) et de Sierre (1962), ainsi que peintures murales des chapelles de Prarreyer (1943) et de Malévoz (1948) à Monthey. À ses débuts, Albert Chavaz est influencé par l’École genevoise de son époque, qui renie l’héritage hodlérien. Émile Chambon, nourri des leçons de Gustave Courbet, en est l’élément le plus actif.

L’air du temps est à une peinture qui renoue avec le réalisme et le retour à l’ordre. La rencontre avec Édmond Bille est décisive dans l’orientation que Chavaz donne à ses options picturales, moins toutefois du point de vue stylistique que dans le choix d’une pratique plus ouverte à l’art public. Il obtient ainsi, dès 1937, des commandes de décorations murales, principalement religieuses, auxquelles viendront s’ajouter, dans le même contexte, des mosaïques et surtout des cycles de vitraux.

Entre 1949 (église de Dorénaz) et 1989 (chapelle de Crans-sur-Sierre), ce sont, dans vingt-quatre lieux sacrés, plus de cent quatre-vingts fenêtres qui sont créées. Il signe par ailleurs une douzaine d’affiches et s’adonne à la linogravure en couleurs (années 1940 et 1950); plus tard, il réalise des eaux-fortes et aquatintes dans l’Atelier de Saint-Prex, où la rencontre avec Pierre Tal-Coat influence la dernière tranche de son œuvre, qui gagne en simplicité. Albert Chavaz reste totalement fidèle à la figuration, qu’il traite avec une liberté et un dépouillement de plus en plus marqués.

Le rendu d’abord très réaliste et quasi photographique évolue vers l’annulation des plans. La touche se simplifie alors que la palette, toujours nuancée et jouant sur les valeurs, se réduit à quelques tons. Sa pratique picturale repose sur un système très ordonné et méthodique impliquant une succession d’esquisses ou d’approches à travers le dessin, l’aquarelle et des huiles de petit format, sortes de pochades qui amènent à la réalisation définitive. 


SIKART Lexikon zur Kunst in der Schweiz

Bernard Wyder, 2004, actualisé 2019 https://www.sikart.ch/kuenstlerinnen.aspx?id=4000419



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