
Mixtures d’art
et de vie
Avec « The Congregation for the Doctrine of the Faith », Damien Hirst réunit ordre et nature dans une narration saisissante. Des centaines d’ailes de papillons sont fixées sous un vernis brillant, composant un triangle rigoureusement symétrique. Les vives tonalités bleues et jaunes exercent une force d’attraction qui évoque les vitraux d’une église et qui confère à l’œuvre une présence sacrée. Observée de près, cette splendeur nous révèle sa réalité matérielle. L’exécution technique témoigne d’une méticulosité presque clinique.
Les mystérieuses créations de Arp et Magritte
Jean Arp se tourne vers la sculpture dans les années 1930. Ses modèles trouvent souvent leur origine dans le plâtre, matériau lui permettant davantage de liberté pour développer ses formes abstraites et biomorphiques. Arp commente ainsi son travail : « Voilà le mystère : mes mains parlent entre elles. Le dialogue s’établit entre elles et le plâtre comme si j’étais absent, comme si je n’étais pas nécessaire. Des formes naissent alors, amicales et étranges, et s’ordonnent sans moi. Je les découvre comme on reconnaît des figures humaines dans les nuages.
Joyaux spectaculaires & Montre de légende
Parmi les plus de 300 lots composant notre vente de joaillerie du 24 juin, un ensemble de créations du bijoutier munichois Hemmerle se distingue tout particulièrement. Fondée il y a plus de 120 ans, la maison Hemmerle s’impose depuis plusieurs décennies comme l’un des noms les plus innovants et recherchés de la haute joaillerie internationale. Sa philosophie consiste à concevoir chaque bijou autour de la pierre elle-même, en associant souvent des métaux précieux à des matériaux plus inattendus pour créer un dialogue unique. Le temps nécessaire au processus créatif est également respecté afin de parvenir à des réalisations magnifiquement abouties. Cette exigence absolue vaut aujourd’hui à la maison une clientèle cosmopolite, aussi fidèle que passionnée.
Joyau de l’estampe japonaise
La série de bois polychromes intitulée «100 aspects de la lune» de Tsukioka Yoshitoshi se découvre comme un héritage poétique de l’art de l’estampe japonaise. Réalisée durant les premières années de l’ère Meiji, à une époque où le Japon subit de profondes transformations, cette suite apparaît comme un regard rétrospectif et un hommage discret à la tradition.







